Le Miracle de la Liberation: Contribution d’Agathe
19 08 2008
Et voilà la première contribution … Attention là je lance mon atout charme je fais rédiger une fille. Mais en fait ça n’a rien avoir bande de pervers. Il s’agit d’une amie de longue date au style et aux réflexions profondes et intéressantes …
Il s’agit aussi d’une photographe talentueuse et je vous invite cordialement à aller jeter un coup d’œil du coté de son deviantARTJe vous livre donc ses réflexions sur la libération d’Ingrid Betancourt et le pourquoi du comment de l’émoi que cela provoque. En espérant que le texte vous plaira autant qu’il m’a plu.
Qui ne se réjouit pas du retour à la liberté d’Ingrid Bétancourt ? Difficile de faire autrement. Mais qu’est ce qui fait que nous nous réjouissions autant, que nous soyons si émus devant la libération d’une femme que l’on ne connaît pas, que l’on a vu plusieurs fois dans les médias, certes, mais que nous ne connaissons pas en chair et en os (du moins pour la plupart d’entre nous) ?
Et bien oui, nous avons vu sa famille se mobiliser pour la faire sortir, nous avons entendu leurs discours poignants, nous nous sommes imaginés à leur place. Cela nous touche forcément. Mais qu’est ce qui nous fascine autant chez cette femme ?
Bien sur, en France elle est plus médiatisée que n’importe quel autre otage. Mais il y a autre chose. Qui peut dire qu’il y croyait encore, à ce miracle de survie, de libération ? Nous nous sentons peut être autant concerné car l’histoire d’Ingrid Bétancourt est tragique mais se termine bien, comme dans les contes de fées.
Peut être nous donne-t-elle de l’espoir, elle nous raconte que tout est possible, même une fin heureuse. Et comment ne pas être fasciné, aussi, par tant de sérénité, tant de joie de vivre émanant d’un être qui à tellement souffert ? Même si son calvaire est terminé, rien ne pourra effacer la souffrance, ni les sept années qu’on lui a volé, à elle et à sa famille. Pour survivre, elle a appris à pardonner aux auteurs de son calvaire.
Nous voulons tous croire aux miracles, nous voulons tous être capable de survivre grâce à la force d’un esprit aussi fort que celui d’Ingrid Bétancourt, et des nombreux otages qui ont été prisonniers des Farks, et de ceux qui, espérons, le serons bientôt, et de tous les autres prisonniers quelque part, ailleurs, dans le monde entier.
Catégories : La tribune des copaings






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